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Grenelle des violences conjugales

Grenelle des violences conjugales

Le 25 novembre 2017 dans un long discours rempli d’émotion, Emmanuel Macron lançait la grande cause nationale visant à éradiquer les violences sexuelles et sexistes. Deux ans plus tard, le constat est amer et terrible : les statistiques de l’ensemble des violences révèlent leur augmentation et les féminicides atteignent un niveau inacceptable. La loi Schiappa du 3 août 2018 qui visait à mieux condamner les crimes de viols sur mineurs.es est à l’évidence un échec.

Ce Grenelle est l’espoir des victimes, des associations, des experts.e.s et de celles et ceux qui s’engagent quotidiennement dans la lutte contre ces violences. Il sera une réussite à condition que personne ne soit oublié.e dans les débats, les discussions et les prises de décisions. Nous nous interrogeons sur le fait que nombre d’associations et d’experts.es n’aient pas été invité.e.s à participer aux travaux. Il est là un oubli que la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes corrigera très vite sans aucun doute.

Les Radicaux de Gauche contribueront à ce Grenelle. Cette contribution s’articulera autour du parcours des victimes dès le dépôt de plainte, nous considérons qu’aucune d’entre elles ne doit ressortir d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie sans solutions sociales, médicales et juridiques et que la toute première chose à faire est d’assurer leur sécurité et leur protection. L’auteur des violences en est le sujet principal et c’est sur lui et lui seul que doivent reposer les mesures protégeant les victimes dont la parole doit être entendue et respectée. Dans ce contexte, les ministères concernés, Justice, Intérieur et Logement doivent prendre toutes leurs responsabilités et le budget qui sera alloué ne doit faire l’objet d’aucune discussion. Le chiffre avancé de 500 millions d’euros est un préalable et ne constitue qu’une enveloppe globale minimale.

Enfin nous rappellerons que l’égalité femmes hommes ne pourra pas se réaliser si les violences faites aux femmes ne sont pas éradiquées. Les inégalités et les violences économiques, financières, sociales, culturelles, sexuelles et sexistes participent d’un continuum et il nous apparait nécessaire de mettre en place sans tarder un plan visant à réduire toutes les inégalités subies par les femmes. La Convention d’Istanbul nous semble être sur ce point déterminante et nous en demandons immédiatement l’application et la transposition en droit français.
Une société qui ne protège pas les femmes est une société malade et il est maintenant plus qu’urgent de ne plus avoir à réparer des vies fracassées. Nous pensons aux victimes mais aussi à leurs enfants, leurs familles et leurs proches.

Dominique Nouet



Secrétaire national aux droits des femmes,

aux libertés et à la lutte contre les inégalités et les discriminations.

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