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1972/73 – Naissance du Mouvement des Radicaux de Gauche

En 1969, la nomination de Jean-Jacques Servan-Schreiber au secrétariat national lui donna un élan nouveau qui retomba un an plus tard après la malheureuse candidature de son nouveau leader contre Chaban-Delmas à Bordeaux. En 1971, le Parti socialiste se rénove et se rajeunit sous la direction de François Mitterrand. Il s’ouvre aussi vers sa gauche en entamant des conversations avec les communistes. Les radicaux sont, une fois de plus, à la croisée des chemins. Il leur faut choisir entre l’union de la gauche qui se prépare et l’alliance avec le centre.

C’est l’enjeu du Congrès de Suresnes, dont Jean-Jacques Servan-Schreiber sort victorieux. Robert Fabre et la plupart des députés radicaux, refusant de se laisser pousser à droite, convaincus qu’une politique de réformes est impossible sans l’alliance avec les grands partis de la gauche, conscients aussi des servitudes du scrutin majoritaire, concluent un pacte avec le Parti socialiste et, quelques mois plus tard, signent le programme commun, après avoir obtenu de leurs partenaires la rédaction d’une annexe reprenant les thèmes majeurs du radicalisme.

En mars 1973, les électeurs leur donnent raison : le pays se divise en deux blocs, ruinant les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir éviter le choix difficile entre la droite et la gauche. En décembre 1973, un Congrès extraordinaire décide la création du Mouvement des Radicaux de Gauche.

Quelques mois plus tard, le M.R.G. est le premier parti de la gauche unie à demander à François Mitterrand de poser sa candidature à la présidence de la République. Sous la présidence de Robert Fabre, le MRG fait entendre, aux côtés des socialistes et des communistes, un discours réaliste, celui d’une gauche qui valorise l’initiative et privilégie l’individu et les libertés. Avec la candidature de Michel Crépeau à l’élection présidentielle de 1981, le MRG propose aux Français un programme, l’avenir en face attaché au libéralisme en matière économique, vigoureusement progressiste en matière sociale, soucieux des libertés individuelles et du respect de l’environnement.

Au sein des différents gouvernements de gauche depuis 1981 (avec François Abadie, Maurice Faure, Michel Crépeau, Roger-Gérard Schwartzenberg, Jean-Michel Baylet, François Doubin et Emile Zuccarelli), les radicaux participent à la mise en œuvre des grandes réformes qui font entrer dans la réalité leurs idéaux d’humanisme et de solidarité.

En 1984, sous l’impulsion de Jean-Michel Baylet, le MRG prend l’initiative d’un regroupement des radicaux et des écologistes pour les élections européennes.
La liste Entente Radicale Ecologiste (E.R.E. Européenne) propose aux Français la mise en place des Etats-Unis d’Europe, pour une Europe plus forte, plus démocratique et plus solidaire.
En 1988, les radicaux de gauche soutiennent la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle.

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