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Violences sexuelles et sexistes : « il y a urgence à agir ! »

A l’occasion de la journée du 24 novembre et de la marche contre les violences sexuelles et sexistes, Les Radicaux de Gauche rappellent l’urgence à agir concrètement et à sortir des postures de communication.

 

A ce jour 110 femmes ont été tuées cette année par leur conjoint ou ex, un viol ou tentative est commis toutes les 7 minutes et 600 cas de violences conjugales sont répertoriés tous les jours. 

En novembre 2017 le Président de la République, dans un discours déterminé promettait, dans le contexte de MeToo et des affaires de viols de Pontoise et Melun, la mise en place de mesures fortes. Un an après la déception est grande : les chiffres des violences faites aux femmes et des viols continuent à augmenter de façon très nette, environ 25%. Les appels à inciter les victimes à déposer plainte ont probablement eu un effet mais, parallèlement, on constate que la prise en charge des victimes n’a pas évolué et les découragent.

Le recul du gouvernement sur la question du non-consentement des enfants de moins de quinze ans a débouché sur une loi a minima, seul l’allongement du délai de prescription constitue une avancée. Mais, sur ce point aussi, le gouvernement a manqué de courage, refusant d’engager le débat sur l’abrogation de la prescription pourtant majoritairement demandée par les associations.

Nous regrettons vivement que Marlène Schiappa ait refusé d’entendre les associations, les groupes politiques non majoritaires sur ces sujets notamment sur la présomption de non consentement simple avec un seuil d’age fixé à 15 ans.

 

Pour le harcèlement au travail nous encourageons à multiplier les campagnes de prévention et d’information ainsi que pour le harcèlement de rue (sur ce dernier point, nous sommes très sceptiques sur l’application de la verbalisation).

 

Sur les violences conjugales, comme nous le rappelons dans les 9 propositions que nous avons faites, il faut mieux protéger et accompagner les victimes dans leur parcours judiciaire et social. Il est urgent que la loi existante sur l’éloignement du conjoint violent soit appliquée très fermement ainsi que la généralisation pour toutes les victimes du téléphone grand danger. Il convient également de mieux protéger les enfants notamment ne refusant un droit de garde alternée aux pères violents condamnés par la justice.

 

La réforme de la justice nous inquiète également. Il faut réduire les délais, rendre accessibles les procédures, désengorger les tribunaux mais nous refusons que le levier pour y parvenir soit la réduction des droits des victimes, la dénaturation des sanctions adaptées aux crimes parce que le pénal coûte cher etc.

 

Enfin nous persistons à regretter l’absence d’un ministère à l’égalité femmes hommes de plein droit et autonome, promesse faite par Emmanuel Macron en mars 2017. Les moyens dédiés à la lutte contre les violences doivent faire l’objet d’un budget spécifique et conséquent.

La grande cause nationale ne doit pas continuer à être un bel objet de communication. Plutôt que se complaire dans les magazines et les médias, d’assurer la promotion de ses livres, nous souhaitons vivement que la secrétaire d’Etat agisse sans plus tarder.

Halte à la gesticulation et à # grandecausetoujours

Dominique Nouet,

candidat sur la liste des Européennes 2019 des Radicaux de Gauche

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