Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages
TOP

Violences sexuelles et sexistes. Il y a urgence pour de vraies actions et des moyens à la hauteur des enjeux. Halte aux gesticulations

Violences sexuelles et sexistes
Il y a urgence pour de vraies actions et des moyens à la hauteur des enjeux
Halte aux gesticulations

Les Radicaux de Gauche saluent les prises de position de Muriel Robin et des 87 signataires de la tribune rappelant le gouvernement à son devoir d’action et une obligation urgente de résultats. Il est temps de sortir des postures de communication, à commencer par celles du président de la République qui, en mars 2017, devant une assemblée féministe, promettait un ministère de l’égalité femmes hommes et tous les moyens s’y rattachant.
Le nombre de femmes victimes de violences, de viols, continue à augmenter, le nombre de dépôt de plaintes suite à #MeToo explose, sans que pour autant ne soient prises les mesures réclamées par les associations et les professionnel.le.s accompagnant les victimes. Leur protection, la prévention et la lutte contre les récidives, doivent être la priorité absolue dans les équilibres de notre droit sans que cela continue à se faire au détriment des victimes.

Marlène Schiappa a annoncé le lancement d’une campagne de communication sur le signalement des violences, très bien. Elle lance également un dispositif, les “contrats locaux”. Notons simplement que ces dispositifs existent déjà dans de nombreux départements : les associations, les services d’enquêtes, de santé publique, sociaux et de justice n’ont pas attendu la ministre pour mutualiser leurs compétences. Il faut aller beaucoup plus loin, que ce soit en termes de mesures ou de budget. Il est impossible de lutter efficacement contre l’ensemble des violences avec un budget dédié avoisinant les 35 millions d’euros et, dans le même temps, être obligé de quémander aux autres ministères concernés en sachant que ceux-ci sont déjà contraints par des politiques budgétaires de restriction.

Il serait également nécessaire que des instructions soient données aux juridictions et aux services de police pour que les lois existantes soient rigoureusement appliquées. Nous proposons également que soit redéfini le statut de victime, notamment en ce qui concerne l’aide financière qui leur serait accordée pour mener à bien les procédures engagées.

Contribution de Dominique NOUET

et des co-présidents, Virginie ROZIERE et Stéphane SAINT-ANDRE

Les Radicaux de Gauche s’engagent résolument dans la lutte contre les violences faites aux femmes et proposent une série de mesures à prendre d’urgence

  1. Création dans chaque département d’une brigade de lutte contre les violences sexuelles et sexistes composée des services de police et de gendarmerie et d’une association officielle d’aide aux victimes.
  2. Formation professionnelle de tous les intervenants concernés : police, justice, administration pénitentiaire, professionnels de santé, services sociaux, associations.
  3. Cursus de formation obligatoire dans les études des futur.e.s professionnel.le.s concerné.e.s
  4. Mise en place d’une juridiction pénale et civile dédiée.
  5. Ouverture de 5 000 places d’hébergement sécurisé avec un accompagnement social, juridique, médico-psychologique. Chaque région administrative devant, à l’horizon 2020, disposer a minima d’une telle structure.
  6. Ouverture de centres d’hébergements fermés pour conjoints violents dans le cadre d’une décision judiciaire d’éloignement.
  7. Généralisation du “téléphone grand danger” aux victimes déposant plainte avec une ITT de 8 jours ou plus, ou dont l’auteur des violences est en état de récidive légale, ou dans le cadre de violences post séparation.
  8. Application stricte de la loi sur l’éloignement du conjoint violent.
    Pose d’un bracelet électronique traçable dans les cas de :
    Liberté provisoire ou conditionnelle,
    Récidive légale ou mesure de mise à l’épreuve assortie d’un suivi judiciaire.
    Ce port serait d’une durée minimale de 3 mois renouvelable jusqu’à la fin de la peine ou de la mesure de mise à l’épreuve.
  9. Pour les violences exercées dans un contexte post séparation, une réflexion législative doit avoir lieu sur le droit de garde des auteurs violents et l’interdiction temporaire ou définitive qui leur serait faite de solliciter la garde du ou des enfants.
    Les enfants doivent être pleinement pris en compte dans le cadre de ces mesures protectrices et nous rappelons notre souhait de voir créé un secrétariat d’état à la petite enfance.
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial