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Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

La vidéo des co-Président.e.s

Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

Cette journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est un moment de sensibilisation important pour combattre les violences qui fragilisent les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexes. Aujourd’hui les mobilisations qui ont lieu en Europe et dans le monde nous appellent à faire un point sur l’état de leurs droits et les combats qu’il reste à mener pour atteindre l’égalité.

Bonjour à tous,

Cette journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est un moment de sensibilisation important pour combattre les violences qui fragilisent les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexes. Aujourd’hui les mobilisations qui ont lieu en Europe et dans le monde nous appellent à faire un point sur l’état de leurs droits et les combats qu’il reste à mener pour atteindre l’égalité.

Le premier constat c’est que pour chaque bataille juridique et législative durement gagnée, nous devons faire face à une recrudescence des discours de haine et d’intolérance. En France en 2017, les agressions à caractère homophobe ont augmenté de  15 %. Tous les jours en Europe, des mineurs sont chassés par leur famille, des enfants sont brutalisés à l’école, des femmes et des hommes sont insultés, agressés dans la rue parce qu’ils sont homosexuels.

Devant ces tentatives d’intimidation et de marginalisation l’Europe se mobilise. Malgré l’opposition d’une partie d’élus dont certains se disent humaniste, le Parlement européen a voté, le 1er mars dernier un texte appelant les États membres à interdire les thérapies de conversion. Nous parlons des pratiques dangereuses qui prétendent changer l’orientation sexuelle d’une personne par des moyens coercitifs qui vont de l’injection massive d’hormones jusqu’aux électrochocs. Ces thérapies sont tolérées dans la majorité des États de l’Union européenne, y compris en France. Or elles mettent gravement en péril l’intégrité physique et mentale de ceux qui les subissent. Il est primordial que les États en finissent avec ces pratiques attentatoires à la dignité humaine.

Sur le plan du droit, la bataille continue pour lutter contre les violences et les discriminations mais aussi pour humaniser les procédures de changement de sexe ou encore pour faciliter la reconnaissance et la protection des familles homoparentales.

Au niveau international, le devenir des personnes LGBTI est de mieux en mieux intégré aux enjeux de respects des droits et de la dignité humaine. Mais si nous observons un recul des lois qui criminalisent les relations homosexuelles, les persécutions et les stigmatisations continuent de faire des ravages. En 2017, 72 États réprimaient officiellement  les comportements homosexuels, allant de l’amende à l’emprisonnement et pour 13 d’entre eux, la peine de mort. Mais ce chiffre est loin de refléter le danger réel qui plane sur les personnes LGBTI qui à tous les instants risquent d’être victimes de crimes dits « d’honneur ».

Cette réalité, nous devons l’avoir en tête lorsque nous traitons les questions de migration. J’étais, la semaine dernière, devant la préfecture de Montpellier en soutien à Moussa Camara, le jeune réfugié guinéen détenu en centre de rétention à Nîmes pour avoir refusé d’embarquer pour être renvoyé en Guinée. Au regard de son orientation, le forcer à retourner dans son pays c’est le condamner. Or, en France, la loi asile et immigration a rendu plus difficile encore pour les demandeurs d’asile la reconnaissance de leur statut de réfugié. Ce sont autant de gays et lesbiennes qui pensaient trouver refuge en Europe qui se trouvent toujours exposés, menacés …

Cette société que nous souhaitons construire, dans laquelle chacun pourrait vivre sereinement, quelle que soit sa couleur de peau, ses convictions, son genre, son orientation sexuelle, elle se bâtit par les lois, mais aussi par les actes. Ayons à l’esprit que défendre les droits des minorités, et ici les droits des personnes LGBTI, c’est permettre la liberté de tous. Certains comme en Pologne, en Hongrie ou en Slovaquie défileront malgré les menaces et les risques de violences qui pèsent toujours sur eux. Dans les jours et mois qui viennent des marches des fiertés auront lieu partout en Europe, n’hésitons pas rejoindre leur cortège.